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Molsheim, 1200 ans d'histoire

Programme des festivités
 

  • des conférences
  • des expositions
  • des visites guidées
  • des animations
  • des concerts...

Et bien d'autres surprises à découvrir ci-dessous :

Molsheim 1200 ans
Molsheim 1200 ans 04/02/2020
Molsheim au milieu du XVIIe siècle
cliquez pour agrandir l'image Molsheim au milieu du XVIIe siècle

Audition de la classe de guitare d'Herbert Delabia

Hotel de la Monnaie, caveau Bugatti

Entrée libre

- See more at: http://www.molsheim.fr/cgi-local/detail_manifestation.pl?ID=364&listeID=332,429,368,425,277,406,401,409,408,407,420,310,287,412,364,426,427,413,417,434,369,421,389,391,378,402,375,288,376,311,435,439,422,438,312,383,418,392,430,247,436,423,403,431,379,393,432,394,433,380,382,381#sthash.6dGia4Fc.dpuf

Audition de la classe de guitare d'Herbert Delabia

Hotel de la Monnaie, caveau Bugatti

Entrée libre

- See more at: http://www.molsheim.fr/cgi-local/detail_manifestation.pl?ID=364&listeID=332,429,368,425,277,406,401,409,408,407,420,310,287,412,364,426,427,413,417,434,369,421,389,391,378,402,375,288,376,311,435,439,422,438,312,383,418,392,430,247,436,423,403,431,379,393,432,394,433,380,382,381#sthash.6dGia4Fc.dpuf 

Lancement des festivités le 4 février 2020

A l’instar des festivités liées aux 400 ans de la pose de la première pierre de l’église des Jésuites, la Ville entreprend, cette année, de célébrer 1200 ans d’histoire à Molsheim.
Le lancement a lieu à la date symbolique du mardi 4 février 2020, qui marque le 800e anniversaire de la signature de la charte de la fondation de la Ville. Par ailleurs, il s’avère que la première mention de Molsheim apparaît vers 820 il y a presque 1200 ans. Ce double anniversaire permettra notamment de replonger dans le Moyen Âge, à l’époque des chevaliers, des châteaux forts et des princesses, un univers qui intrigue et passionne particulièrement les jeunes.

Le 15 février, le Comité des fêtes dédie le thème de sa cavalcade à cette période. Dans le cadre des Fest’ivales, une animation médiévale est même annoncée le dimanche 2 août sans compter le traditionnel Noël d’antan. Les viticulteurs qui fêtent également la 80e édition du Salon des vins le vendredi 1er mai préparent activement la cuvée des 1200 ans, un assemblage de vins tranquilles dont le lancement est prévu au courant de l'année en fonction de la date d’embouteillage des précieux flacons !
Côté expositions, l’office de tourisme de la région de Molsheim-Mutzig propose un parcours historique de la cité Bugatti en 26 étapes du 1er mai au 31 octobre au 1er étage de la Metzig. Au menu entre autres, la consécration du Dompeter, alors église-mère de Molsheim, en 1049 par le pape alsacien Léon IX ; l’arrivée des différents ordres religieux que sont les Jésuites et les Chartreux à la fin du XVIe siècle puis leur départ à la Révolution ; l’entrée dans l’ère industrielle au début du XIXe siècle avec la fabrique de grosse quincaillerie de Jacques et Julien Coulaux ;  l’agrandissement de la Ville avec la construction de la nouvelle gare et le développement des premiers faubourgs à l’extérieur des remparts ; le Reichsland et les deux guerres mondiales  ;  l’arrivée du Patron de l’automobile et ses 1200 brevets puis la renaissance de la marque ; le bassin d’emploi de Molsheim et ses grandes entreprises... De la même manière que pour le 75e anniversaire de la Libération et le centenaire du 11 novembre, des panneaux évoquant des scènes ou des monuments aujourd’hui disparus seront installés dans la Ville en faisant appel à l’illustrateur Christophe Carmona. Des conférences proposées par la Société d’histoire et d’archéologie de Molsheim et environs ainsi qu’une monographie sur Molsheim au Moyen Âge complètent l’offre.


 

 

La table du souverain à la fin du XIIe siècle
cliquez pour agrandir l'image La table du souverain à la fin du XIIe siècle

Un peu d'histoire...

“À partir de l’époque de Charlemagne, une ère nouvelle commence pour Molsheim dont le nom apparaît ainsi pour la première fois vers 820, sous le règne de Louis le Pieux. Longtemps l’histoire du lieu s’écoule sans laisser de traces écrites importantes : les évêques de Strasbourg y figurent comme propriétaires de biens de plus en plus étendus, qui leur sont périodiquement contestés par les souverains du Saint Empire romain germanique.
Les textes du Haut Moyen Âge, à la fois rares et peu sûrs, ne donnent pas les moyens de dissiper l’obscurité dans laquelle sont plongées les origines de Molsheim.

La première mention de Mollesheim

La plus ancienne citation apparaît dans un acte du début du IXe siècle. Il s’agit en réalité d’une notice écrite autour de l’an mil, et rappelant les donations réalisées par différents évêques strasbourgeois, en faveur du chapitre de Saint-Thomas, à Strasbourg.
Ainsi, vers 820, Adeloch (évêque de 817 à 822), fondateur de Saint-Thomas, lui avait cédé des terres et des vignes situées in marcha Molleshemero. À sa suite, Richwin (évêque de 916 à 933) et Erchenbald (évêque de 965 à 991) firent également don, au même chapitre, de propriétés au ban de Molsheim. En 1163, Frédéric Barberousse (empereur de 1155 à 1190) confirme l’ensemble de ces biens, dont plusieurs vineas in Mollesheim.
Deux conclusions peuvent être tirées des indications données par ces pièces d’archives. La première, la plus importante, est l’existence dès l’époque carolingienne d’une localité rurale portant le nom de Mollesheim, dont les habitants vivaient dans de modestes cabanes groupées en hameau. La deuxième leçon est que la culture de la vigne semble y avoir joué un rôle privilégié dès les IXe-Xe siècles.
Molsheim était né, mais ce n’était encore qu’un village dont les terres relevaient de différents propriétaires. Pour autant que nous le sachions, la modeste localité n’était le siège d’aucune autorité politique, si humble fût-elle. Pourtant, l’indication d’une marcha (= circonscription pouvant englober plusieurs localités) est importante : ainsi, vers 820, Molsheim n’est plus un hameau quelconque ; c’est déjà un petit “chef-lieu de district”.

Frédéric II et la fondation de Molsheim

C’est à l’initiative des empereurs que Molsheim doit sa transformation en ville. Dans ce processus, l’intervention de Frédéric de Hohenstaufen (empereur de 1220 à 1250), petit-fils de Frédéric Barberousse, fut décisive : bien plus Italien qu’Allemand, ce souverain portait  une affection particulière à l’Alsace, où il séjourna souvent de 1212 à 1220. Il avait compris que, pour assurer la puissance impériale, la création de villes était plus nécessaire encore que la construction de châteaux. Dans cette politique territoriale, Molsheim avait sa place, modeste, certes, mais réelle. Une route amenant le sel lorrain passait par la vallée de la Bruche, et l’établissement d’une ville fortifiée était souhaitable sur cet itinéraire. Mais l’intérêt d’une nouvelle cité n’est pas uniquement stratégique : fonder une ville, c’est y attirer de la population (donc des contribuables !) et, dans le cas présent, c’est s’assurer un pouvoir réel et des revenus importants, en supplantant de fait l’évêque de Strasbourg...
Molsheim et Mutzig étaient entourés de territoires épiscopaux et le futur Frédéric II ne pouvait espérer aboutir à un accord avec les évêques de Strasbourg ; en prenant possession de Molsheim, il abandonnait la voie de la légalité pour celle de l’usurpation.
La charte établie à Haguenau, le 4 février 1220, peut être considérée comme l’acte de naissance de la ville. À cette occasion, le souverain place les habitants (cives de Mollesheim) sous sa protection et leur accorde un certain nombre de privilèges : exemption de droits mortuaires, de péages, etc.
Cette intervention conduisit à de nouveaux affrontements : ainsi, en 1221 et 1223, plusieurs arbitrages obligèrent le souverain à restituer certains droits à l’évêché, tandis que les impôts de Molsheim devaient être partagés entre les deux protagonistes. En 1236, lors du second séjour de Frédéric II en Alsace, on pensa aboutir à un règlement final mais, devant la vive opposition de Berthold de Teck (évêque de 1223 à 1244), l’empereur dut renoncer à ses projets. À partir de cette date, Molsheim se détacha progressivement de la zone d’influence des Hohenstaufen pour revenir parmi les biens épiscopaux.
En 1245, à la suite du départ de Frédéric II pour l’Italie et, surtout, après son excommunication au premier Concile de Lyon par le pape Innocent IV, la position des Hohenstaufen en Alsace s’effondra. Rival du souverain, l’évêque de Strasbourg devint le seul maître de Molsheim ; il put sans grande peine détruire ce que son prédécesseur avait échafaudé et devenir, pour un temps, le seigneur alsacien le plus puissant.
Mais le pouvoir temporel des évêques sur Molsheim devait rester l’enjeu d’un litige théorique jusqu’à l’avènement de Henri VII (empereur de 1308 à 1313). Cette rivalité valut à la cité la perte irrémédiable de son autonomie qui lui a souri un moment et qu’elle faillit acquérir, à l’instar de certaines villes alsaciennes qui, plus tard, constituèrent la Décapole et parmi lesquelles figuraient ses voisines Rosheim et Obernai.”
 

Texte de Grégory Oswald, conservateur du musée de Molsheim

Renseignements

Service communication de la Ville de Molsheim
17 place  de l'Hôtel de Ville
67120 Molsheim
Téléphone03 88 49 58 28
E-mailcommunication@molsheim.fr

 

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